Personne ne choisit de venir au monde : ce corps a fait ce choix, si l’on peut dire, bien avant que nous le réclamions comme nôtre et que nous discutions de libre-arbitre et de fatalité , de hasard et de nécessité. (Sans doute, serait-il d’ailleurs plus avisé d’employer, en ce cas, les notions d’autopoïèse ou d’autodétermination.) Nous nous disons « jetés dans le monde » alors que ce corps y fait sa place, tout naturellement, et en se foutant éperdument de nos angoisses existentielles! Originairement, matériellement, spatio-temporellement, ce corps n’est de personne à personne : être est une chose, être de et à (appartenir) en est une autre. En leurs plus simples manifestations, « l’étant » est corps et actions; « l’existant », lui, est appétences et aversions, formes–connaissances. C’est donc de–dans un corps que « nous » ex–istons, c’est de–dans un corps, ce corps, que nous sommes mis en situation, positionnés en ex–istence dans un certain environnement. Autrement dit, un corps vivan...
Génial ce lien ! Merci
RépondreSupprimerNous avons vécu quelques mois au Québec en 2004 et voilà que nous pouvons "garder un lien".
Merci, merci, merci.